Comment Commencer Une Conclusion De Dissertation

Comment rédiger la conclusion d'une dissertation

3 parties:Bien réfléchir à la conclusionRédiger la conclusionÉviter certaines erreurs fréquentes

La conclusion d'une dissertation est comme l'emballage d'un cadeau : elle doit être brillante. C'est cette partie qui fait le lien entre tout ce que vous avez pu écrire précédemment et qui permet également de prendre du recul par rapport au sujet. Une conclusion parfaite doit résumer brièvement tout ce dont vous avez parlé au long de votre dissertation. En fonction du sujet, il faut trouver une fin originale ou faire montre d'une éloquence particulière. En travaillant cette conclusion, vous sortirez du lot et aurez certainement une bonne note.

Étapes

Bien réfléchir à la conclusion

  1. Posez-vous les bonnes questions. Au moment de passer à la conclusion, mettez-vous à la place de votre lecteur et demandez-vous : « Et alors ? En quoi ce travail apporte-t-il quelque chose de neuf ? » En somme, que pourriez-vous écrire qui finisse de convaincre vos lecteurs de vous suivre dans votre analyse du sujet [1] ?
    • La question abrupte (« Et alors ? ») que se poserait un éventuel lecteur doit vous inciter à ne pas succomber, en conclusion, à la facilité, mais au contraire à être encore plus convaincant.
  2. Si ce n'est pas déjà fait, dressez la liste des principales idées avancées dans votre travail. Vous ne pourrez pas faire une bonne conclusion si vous n'avez pas réussi à dominer votre sujet. Il ne vous est pas demandé d'exposer tous les aspects de votre travail, seulement ceux qui sont essentiels [2].
    • Au moment de conclure, ayez toujours en tête votre sujet et les réponses que vous avez proposées. Cela vous évitera de vous disperser et de recommencer, en conclusion, une autre dissertation.
  3. Essayez de voir si vous ne pourriez pas prolonger un des thèmes avancés dans la première partie. Il arrive parfois qu'on puisse conclure sur ce thème-là, mais en l'élargissant [3]. Cette figure de style s'appelle l'épanadiplose et suggère une fermeture du récit sur lui-même [4].
    • Ainsi, si vous avez commencé votre dissertation sur le sentiment de petitesse qu'éprouvent les hommes face à l'immensité de l'Univers, vous pouvez très bien revenir sur ce thème en conclusion. Élargissez le sujet en avançant le fait qu'avec leurs connaissances, sans cesse accrues, les hommes rendent cet espace bien moins imposant.
  4. Pensez à mettre vos conclusions en perspective. Vous avez travaillé dans une certaine optique, mais vous devez être capable de montrer que ce que vous avancez est utilisable si on adopte une autre perspective, si on élargit le cadre de la réflexion. Le lecteur pourra alors, avec ses propres connaissances, envisager de traiter un thème approchant. Votre travail n'aura pas été inutile [5].
    • Ainsi, si vous avez travaillé sur le poème de Baudelaire intitulé « Une charogne », vous pouvez faire un rapprochement avec « Le bal des pendus » de Rimbaud et lancer l'idée d'une étude sur la vision de mort chez les poètes maudits.

Rédiger la conclusion

  1. Commencez par une petite transition (facultatif). Pour le lecteur, ce sera le signe que vous êtes en train de passer à la conclusion. La plupart des conclusions sont introduites par une courte transition, mais ce n'est pas obligatoire. Parfois, la conclusion est facilement repérée sans transition. Entre les deux cas de figure, on peut avoir une simple phrase de transition.
    • Évitez les mots ou les locutions de transition un peu expéditives, du type « En conclusion… », « Pour résumer… », « Au terme de cette étude… » Tout le monde fait cela et vous donnerez l'impression que vous voulez vous débarrasser au plus vite de cette corvée [6].
  2. Commencez par résumer certains des points les plus importants de votre travail. Vous pouvez ainsi reprendre les titres des parties et les reformuler en deux ou trois phrases bien rédigées. Ainsi, vous rappellerez au lecteur les deux ou trois idées fortes autour desquelles s'articule votre travail.
    • Ces points importants ne doivent pas être rédigés de la même façon que dans le corps du développement, le lecteur vous a déjà lu. À ce stade, il est inutile et redondant d'entrer dans le détail.
  3. Tâchez de faire concis et attrayant. Il n'y a pas de longueur particulière pour une conclusion. Elle est souvent proportionnelle au développement : à devoir court, conclusion courte. Un devoir d'une heure doit avoir une conclusion de 5 à 7 phrases. Plus courte, vous avez surement oublié un point important, plus longue, vous êtes reparti dans le développement. Il faut trouver le juste équilibre !
  4. Dans une conclusion, on doit bien sûr retrouver, sous une forme ou une autre et s'il y en a une, la réponse à la problématique du sujet. Cette réponse générale devra apparaitre, même si ce n'est que de façon allusive. Tout votre travail a débouché sur cette réponse et il est logique qu'elle apparaisse : c'est le cœur de votre étude. Le lecteur s'attend à voir exposée en conclusion votre interprétation définitive du sujet.
    • La ou les conclusions auxquelles vous êtes arrivé doivent être présentées sous un nouveau jour. Ne reprenez pas les expressions que vous avez utilisées précédemment : on vous taxerait de fainéant ! Reformulez la réponse à la problématique de façon intelligente.
  5. Faites preuve d'assurance. Après tout, vous avez travaillé sur le sujet plus longtemps que n'importe qui, alors montrez-le ! Pour cela, montrez que vous maitrisez les idées, les concepts, mais aussi le vocabulaire spécifique. Montrez que vous avez puisé aux bonnes sources et que vous êtes capable de bien rédiger [7]. Assumez vos analyses et vos propos et présentez-les dans une langue accessible à tous [8].
    • Par exemple, au lieu de dire « C'est pourquoi Abraham Lincoln était, je pense, le plus grand des présidents américains du XIXe siècle », dites « C'est pourquoi Abraham Lincoln était le plus grand des présidents américains du XIXe siècle ». Le lecteur suppose que si vous écrivez qu'Abraham Lincoln était le plus grand des présidents, c'est que vous le pensez. L'ajout de « je pense » outre qu'on n'utilise pas la première personne, donne l'impression que vous ne voulez pas prendre position, ce qui affaiblit votre propos.
    • Dans une dissertation ou un mémoire, on ne s'excuse pas pour ses opinions : assumez-les ! N'écrivez jamais des tournures du style « … mais je ne suis peut-être pas un expert en la matière » ou « … du moins c'est mon opinion » [9] ! On vous reprocherait ces hésitations.
  6. Terminez avec une belle envolée. Votre dernière phrase doit être particulièrement bien tournée et être incisive, voire allusive. C'est plus facile à dire qu'à faire ! Prenez le plus de recul possible par rapport à tout ce que vous avez pu dire jusque-là et demandez-vous : « De quoi parle ma dissertation et à quelles conclusions suis-je finalement parvenu ? » Si vous avez les réponses, la rédaction ira de soi [10].
    • Concluez sur une touche d'ironie. Adoptez un ton espiègle dans votre dernière phrase et présentez un sujet corolaire à votre thèse en ironisant. La fin de votre dissertation deviendra alors provocatrice à souhait.
    • Jouez sur la corde sensible ! Souvent, les dissertations sont par nature très rationnelles, à la limite de la sècheresse et mettent de côté la dimension émotionnelle. C'est pourquoi faire appel aux sentiments de votre lecteur peut être une façon très efficace de conclure une dissertation. Si vous adoptez le ton approprié, cela contribuera à donner un côté plus humain à votre texte. Cette partie ne doit pas détonner avec le style de l'ensemble.
    • Lancez un appel à l'action (à utiliser avec parcimonie). Si, suite à votre analyse, vous proposez des pistes d'action à vos lecteurs, faites-le avec tact. Il s'agit là d'une prise de position forte qui n'est pas possible avec tous les sujets et pour tous les publics. Si on vous demande un travail argumentatif ou explicatif, ce genre de conclusion n'est même pas envisageable.

Éviter certaines erreurs fréquentes

  1. Une conclusion n'est pas un résumé ! Le reproche qu'on fait le plus souvent aux étudiants est que la conclusion est une simple redite, en résumé, du développement. Vos lecteurs s'en apercevront vite et refuseront d'aller plus avant [11].
    • Essayez plutôt d'élever le débat en conclusion. Montrez qu'avec plus de temps, on peut aller plus loin dans la réflexion à partir de ce que vous avez déjà exposé.
  2. Limitez les citations, si possible. Il n'est pas nécessaire de multiplier les citations et les analyses dans la conclusion : vous êtes censé l'avoir fait dans les paragraphes précédents. La conclusion est la partie qui fait le lien entre tous les éléments importants développés précédemment. Il n'y a aucune place pour la nouveauté [12].
  3. Si c'est possible, n'employez pas un vocabulaire trop spécifique ! Évitez les termes trop recherchés ou trop techniques. La conclusion doit être compréhensible par tous et ne pas être ennuyeuse. Exprimez-vous simplement, mais clairement, avec des mots choisis et pleins de sens [13].
    • Évitez d'employer les mots de transition suivants : « Premièrement… », « Deuxièmement… », « Troisièmement… », etc. Le style en est alors alourdi. Réfléchissez d'abord à ce que vous allez dire et faites en sorte que chaque point soit clairement identifiable.
  4. N'égarez pas votre lecteur avec de nouveaux éléments ! Ce n'est plus le moment d'introduire de nouvelles idées ou de nouvelles données. Cela ne fera que perturber votre lecteur. Ne compliquez pas votre propos ! Faites une conclusion qui soit dans la droite ligne de votre étude et allez à l'essentiel.
  5. N'évoquez pas d'éléments mineurs. Une conclusion n'est pas une partie dans laquelle on aborde des points secondaires qu'on aurait évoqués dans le développement. Il faut prendre un certain recul, mettre en avant les seuls résultats majeurs auxquels vous êtes parvenu et laisser de côté tout ce qui est marginal [14].

Conseils

  • N'oubliez pas de relire votre dissertation ! Vérifiez qu'il n'y a pas de fautes de grammaire, de syntaxe, d'orthographe ou de ponctuation.
  • Une conclusion doit être consistante. Revenez sur votre thèse initiale et montrez que vous ne vous êtes pas égaré lors de votre réflexion et que vous avez considéré l'ensemble de la problématique.

La conclusion est l’ultime moment d’un devoir de philosophie. Cet article explique à quoi sert la conclusion, quelles sont ses différentes étapes, et les erreurs à éviter. Il fournit également un exemple de conclusion rédigée.

À quoi sert la conclusion ?

La conclusion est la dernière étape d’une dissertation ou d’un commentaire de texte. Elle sert à résumer votre devoir et à donner votre réponse définitive à la problématique.

En introduction, vous avez exposé un problème philosophique. Au cours du développement, vous avez étudié ce problème. En conclusion, vous lui apportez une solution.

Les étapes de la conclusion

La conclusion comporte 3 étapes indispensables, et une étape facultative (voire déconseillée) :

  1. rappel du problème abordé
  2. résumé de votre raisonnement
  3. exposé de votre réponse finale
  4. ouverture (facultative)

Rappeler la problématique

Votre conclusion donne la solution d’un problème. Mais lequel déjà ? Après avoir lu toute la copie, le correcteur n’a probablement plus à l’esprit votre problématique exacte. C’est le moment la rappeler.

Résumer votre raisonnement

Autrement dit, rappelez le plan que vous avez suivi. Bien sûr, vous l’aviez annoncé en introduction, mais ce n’est pas une redite. En intro, vous annonciez le programme à venir. Maintenant, vous repassez le film de ce qui s’est déjà passé.

Vous savez précisément ce que vous avez dit et ce que contient votre copie. Vous avez une vue complète sur votre devoir. Synthétisez l’essentiel de chaque grande partie et montrez comment les idées s’enchaînent vers votre réponse au problème.

Exposer votre réponse

Vous allez dire au correcteur quel est le message central de votre copie, celui qu’il doit retenir. Vous allez donner de façon claire et explicite votre solution à la problématique. C’est à dire comment vous dénouez la difficulté intellectuelle discutée dans votre devoir.

Cette étape n’est pas toujours bien distincte de la précédente lorsque l’on rédige. Résumer le raisonnement est souvent déjà une façon de présenter votre résultat final. Mais même si les deux étapes sont souvent entremêlées, il ne faut pas oublier qu’on peut les séparer. À vous de voir ce qui vous correspond le mieux.

Ouvrir (facultatif et déconseillé)

Certaines méthodologies ajoutent une dernière étape : l’ouverture. Selon elles, la conclusion peut « ouvrir » vers d’autres problèmes ou d’autres thématiques. On relance alors la réflexion dans une nouvelle direction. Cette étape facultative est notoirement difficile.

De son coté, Dicophilo déconseille très fortement l’ouverture. L’ouverture pose des problèmes pratiques et conceptuels lourds, qui devraient décourager d’en faire. Pour plus de détails, voir l’article : Faire une ouverture (ou pas).

Les erreurs à éviter dans sa conclusion

Conclure en fin de 3e partie. On peut être tenté de faire un bilan du devoir en fin de 3e partie. Parce qu’on adhère aux idées exprimées en fin de copie, on les présente comme une réponse au problème. Cela revient à tuer votre conclusion. Elle n’aura plus rien à dire, puisque vous avez déjà conclu. Et puisque vous devez faire une conclusion, vous allez vous répéter. Dommage.

Ajouter de nouveaux éléments. La conclusion conclut, elle clos le devoir. Elle n’ajoute rien de nouveau à la copie. Il est strictement interdit d’insérer des exemples ou des arguments à cette étape. La conclusion ne sert pas à débattre ou à infiltrer une idée qu’on aurait oublié pendant le développement.

Ne pas conclure. Vous devez affirmer clairement votre solution à la problématique. Rester indécis, vague, ou flou n’est pas une bonne stratégie. Soyez limpides : le correcteur doit comprendre quelle est votre idée centrale. Soyez affirmatifs : ce n’est plus le moment de prendre des précautions et d’utiliser le conditionnel. Assumez vos idées.

Copier-coller votre introduction. Comme la conclusion, l’intro présente le problème et expose le plan. Mais reprendre telle quelle votre introduction n’est pas souhaitable. Rédiger votre copie a fait évoluer votre vision des choses et vous donne une vue nouvelle sur votre travail. Profitez-en. D’autant que le correcteur n’appréciera pas de lire deux fois la même chose.

Comment faire une bonne conclusion ?

Il est difficile de faire une bonne conclusion si le reste du devoir est brouillon ou hésitant. La conclusion se construit d’abord en suivant la méthode tout au long de la copie. Il faut en particulier :

  • Identifier clairement le problème posé
  • Organiser sa réflexion sous la forme d’un plan détaillé
  • Suivre son plan tout au long de la rédaction, sans dévier
  • S’assurer que sa réflexion conduise à une solution du problème

En somme, il faut savoir ce qu’on dit, pourquoi on le dit, et comment on le dit. Si vous comprenez ce que vous avez fait dans votre devoir, vous pourrez résumer votre travail en conclusion.

Exemple de conclusion

Cet exemple est tiré d’un devoir de CAPES (le concours pour devenir prof de philo). Il est forcément plus complexe qu’un exemple issu d’un devoir de lycée, mais Dicophilo n’a malheureusement pas de bonne copie de lycée sous la main.

Sujet : L’interprétation est-elle sans fin ?

Rappel de la problématique :

Nous sommes partis d’un constat étonnant. L’interprétation semble structurée par une fin qui explique pourquoi on interprète et quand on peut arrêter l’interprétation. Pourtant, on peut continuer à interpréter même lorsque cet objectif a été atteint. Le caractère structurant de la fin (but et arrêt) nous a ainsi semblé douteux.

Résumé des 2 premières parties :

Nous avons vu qu’il faut en réalité distinguer deux types d’interprétations. Une qui va vers la compréhension, comme fin interne susceptible d’être atteinte. Une autre qui part de la compréhension, et qui peut se poursuivre indéfiniment tant qu’elle reste cohérente et respecte des critères de méthode.

Résumé de la 3e partie :

Ces deux interprétations sont structurées par la compréhension : soit comme finalité réelle, soit comme idéal régulateur.

Réponse finale :

Ce qui structure l’interprétation, ce n’est pas la fin comme nous l’avions cru. C’est la compréhension qui joue ce rôle. Cela n’empêche pas la pratique de l’interprétation de se répéter à chaque époque. En ce sens et en ce sens uniquement, l’interprétation est « sans fin » : elle recommence sans cesse.

La reprise du plan n’est pas flagrante. Ici, on rappelle ce qu’a apporté chaque grande partie, mais uniquement pour amener vers notre réponse. L’enchaînement résumé / réponse est fluide.

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